Mini bilan de l’année écoulée

 

L’année 2017 s’est finie il y a quelques semaines et nous entamons une nouvelle année. En général, j’aime bien en fin d’année, faire le bilan de l’année écoulée: les réussites, les “échecs”, les leçons apprises….

Il se trouve que je n’étais pas très en forme le mois dernier, du coup je ne me plie à l’exercice que maintenant et j’avais envie de partager avec « Toi » le fruit de cette introspection. Oui, j’ai décidé que j’allais te tutoyer, j’espère que tu ne m’en veux pas trop.

Alors qu’est-ce que 2017 m’a appris?

Le simple fait de formuler mon titre comme cela est un exercice en soi!

Aux premiers abords je pourrais avoir envie de dire que je n’ai fait que subir tuiles après tuiles: prob administratif, prob financier, prob de santé. Faire mon Caliméro et me dire à quoi bon! Mais si je prends le temps de me poser et surtout de prendre de la hauteur sur les choses, je réalise que cette année 2017 a été certes douloureuse mais riche en enseignements.

J’ai appris que ma valeur personnelle n’augmente ou ne diminue pas en fonction de ma capacité à être productive.

J’en avais parlé dans une de mes vidéos, nous vivons dans une société où il est entendu qu’une personne accomplie, qui réussit, est forcément très occupée, productive, efficace, active. Le simple fait de ne pas pouvoir suivre le rythme nous fait basculer dans la case “perdants”. Alors imagines un peu, mon petit égo susceptible quand je suis passée de personne active (enfin presque) à personne sans emploi avec une pension d’invalidité à 37 ans…. ouille! C’est qu’il m’en a dit des choses mon petit égo: chui nulle, je sers à rien, j’ai raté ma vie…. Ouai, je sais, c’est un vrai rayon de soleil mon égo!

Il m’a fallu du temps pour comprendre que mes qualités en tant qu’individu n’étaient pas liées à ma capacité à rentrer dans le moule. Pour être totalement honnête avec toi, je crois que j’y travaille toujours mais hein tu sais ce qu’on dit “qui va piano va sano”.

J’ai appris que “prendre le temps de me reposer” ne veut pas dire “abandonner” ou “échouer”.

C’est un peu la continuité de mes propos précédents. Cela fait des années que mon corps me joue des tours (douleurs diverses, fatigues intenses….) et cela fait des années que je ne l’écoute pas… je crois que depuis 4 ans, il se venge !! Quand je bossais et même maintenant, je ne  prenais pas le temps de me reposer. Je pousse sans cesse les limites, et là je t’arrête tout de suite, parce que tu pourrais avoir envie de dire, super! Tu es courageuse! Non je ne suis pas courageuse (enfin si, je crois! mais pas là). Si je pousse sans cesse mes limites ce n’est pas par courage mais par peurs et frustrations…. Peur du jugement des autres, peur de trop m’écouter et faire fausse route, frustration de voir que je peux faire moins que les autres, frustration de pouvoir en faire de moins en moins, peur que si je m’arrête une seconde, je ne puisse plus repartir….là tu vois mon petit égo il me dit “pff chui une trouillarde frustrée !!” et il n’a pas complètement tort.

Tout comme le point précédent j’y travaille encore mais je suis en bonne voie… de toute façon mon corps ne me laisse plus trop le choix!

J’ai appris que je devais penser à moi avant de penser aux autres et que cela n’était pas de l’égoïsme.

C’est le principe du “tu ne peux pas remplir des verres avec une carafe vide”. Je ne suis d’aucune utilité pour les autres si je suis à plat. Penser à soi en premier, cela parait simple hein!! Hé ben détrompes-toi! C’est plus difficile qu’on ne le pense de repenser sa vie en fonction de soi et non en fonction des autres. Faire ce qui nous plait vraiment (mais qu’est-ce que je veux vraiment au fait…?), dire ce que l’on veut sans filtrer ces propos pour éviter de choquer un tel ou un tel. Cela passe par des petites choses au début et puis au fur et à mesure on rencontre son vrai “Soi” celui qui n’est pas lissé ou affadi pour ne pas déranger “l’autre”. C’est étrange parce que c’est un processus qui prend du temps et du coup mon « moi actuel » côtoie mon « moi en devenir ».

Penser à soi n’est pas de l’égoïsme, j’ai juste fini par me dire que vouloir aider les autres alors que je ne suis pas à mon plein potentiel, n’est pas leur rendre service. Après, cela ne veut pas dire que je ne vais pas aider quand je le peux, cela veut simplement dire que je ne vais pas aider ou agir pour les autres au détriment de ma santé, de mon confort, de mes envies, ou convictions profondes.

  • Dire oui à une sortie pour ne pas vexer un ami, veut dire que l’on ne sera pas entièrement disponible pour lui et pour profiter du moment.
  • Faire des vidéos, juste parce que je “dois” en faire, veut dire que je risque proposer un contenu qui ne sera pas au top.

Je pourrais donner plein d’autres exemples mais je pense que tu as compris, agir en fonction des autres finit par créer plus de négatif que de positif sur le long terme, plus de frustration accumulée. Et toi et moi on sait que la frustration ce n’est pas bon!

J’ai appris à me relever.

J’ai eu des hauts, des bas…des très très bas. Je suis tombée (au propre comme au figuré), mais j’ai appris à me relever: parfois assez rapidement, d’autre fois il m’a fallu plus de temps, il a fallu que je descende au fond du trou, pour pouvoir remonter. Chuter (au sens figuré) ne veut pas dire que tu échoues, ou que tu repartes à zéro, cela veut simplement dire qu’il faut se renforcer, trouver son équilibre, qu’il y a encore des choses à apprendre ou comprendre. C’est un peu comme au ski….avant de pouvoir tenir debout et pouvoir prétendre que l’on skie, on devient des expert en chutes!!!! Encore une fois « chuter » n’est à mon sens,pas un signe d’échec, c’est un signe qu’on essaye….le tout, c’est de ne pas renoncer à se relever après! Imagines un instant, si tu avais renoncé quand tu étais bébé…. si tu avais abandonné à te relever et marcher sous prétexte que tu es tombé quelques fois sur les fesses…. pour résumer, quelque soit le nombre de « chutes » , relèves toi! prends le temps qu’il faut, fais toi aider si tu en ressens le besoin mais relèves toi! 

J’ai appris que j’avais plus de force que je ne le pensais.

Comme je te le disais plus haut, je suis tombée pas mal de fois. Je n’en ai pas honte, j’ai fini par accepter que le chemin vers la guérison, est une montagne russe. Parfois la douleur m’a terrassé, parfois c’était la fatigue physique ou émotionnelle (parfois un mélange de tout ça). Parfois je savais que ce n’était qu’une petite pause et parfois j’avais l’impression que je ne me relèverai pas. Je pensais que j’avais épuisé le moindre petit brin de force qui me restait. Et pourtant je finissais toujours par trouver une minuscule étincelle qui me redonner l’élan nécessaire pour me relever.

Je le dis sur Instagram, mais je finis par le penser réellement ….je suis une guerrière. Les épreuves que j’ai vécu dans le passé et celles que je vais vivre dans l’avenir, m’ont et vont me renforcer. Il y a qq années je disais simplement que j’étais un petit Caliméro, maintenant je suis une guerrière avec qq épisodes temporaires de Caliméro, ya du progrès, ne trouves-tu pas?!

J’ai appris que j’aimais trop la vie pour l’abandonner

Même si j’aurai encore plein de choses à te raconter, je pense que je vais finir par ce point parce que mon article est déjà pas mal long! Je te le disais, j’ai eu des coups de mou comme on dit par chez moi et il m’arrivait de me demander quand j’étais au fond du trou “à quoi bon continuer?” “À quoi sert ma vie?” “Ne serait-il pas plus simple de tout arrêter?” (Enfin là je t’avoue je ne sais plus si c’est vraiment moi ou mon ego #rayondesoleil, tu te rappelles?!)

Oui je suis honnête, j’y ai pensé mais je te rassure, je n’avais pas de réelles idées suicidaires, je pense que j’étais plutôt dans le concept abstrait. Mais à chaque fois que ce questionnement me venait, je réalisais à quel point j’aime et je tiens à la vie….je réalisais que la vie était pleine de potentiels, je réalisais que même si je n’avais aucune garantie, j’avais envie d’essayer, de découvrir ce qui m’attendait, j’avais encore envie d’apprendre!! Peut etre que je ne suis pas au top maintenant, mais peut-être que je suis à un cheveu de l’expérience magique qui transformera ma vie….je ne peux pas rater ça, n’est-ce pas? Prendre conscience de ça, n’a fait que me renforcer. 

Je sais qu’en 2018 je vais encore tomber et me relever. Non je ne suis pas pessimiste! J’ai juste fini par comprendre que ce sont les périodes de doutes, d’incertitudes qui nous poussent à nous améliorer, et je veux devenir une meilleure version de moi-même, je veux grandir humainement donc je dois en passer par là. Je vais peutêtre retomber au fond du trou mais je sais que mon attachement pour la vie est mon bouclier (ou mon coussin amortisseur! un peu comme mes fesses!! ;P), c’est la petite étincelle de lumière qui éclairera le chemin quand je serais dans le noir.

Voilà quelques unes des leçons que j’ai apprises en 2017…et toi? Qu’as-tu appris?

A bientôt

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s